Une béatification : c’est quoi ?

L’Eglise reconnaît la sainteté de certains de ses membres quand des éléments de leur vie montrent que l’Evangile en a été le fil conducteur. Leur relation à Dieu les a peu à peu transformés, sans pour autant leur enlever leur humanité, avec ses limites.

La première étape dans ce processus consiste à chercher, dans le récit de leur vie, ce qui montre la profondeur de cette relation à Dieu : c’est la reconnaissance de l’héroïcité des vertus. Il s’agit de montrer que la personne a vécu la foi, l’espérance et la charité et qu’elle a fait preuve de force d’âme, de prudence, de tempérance et de justice (vertus cardinales).
Adèle a été reconnue vénérable le 5 juin 1986 par le Pape Paul VI.

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La reconnaissance d’un miracle conduit le vénérable au stade de bienheureux. Pourquoi ? Si l’on arrive à montrer qu’à l’invocation d’un «vénérable» connu, un événement inexplicable scientifiquement est survenu, le plus souvent une guérison impossible selon les critères de la médecine actuelle, on en conclut que le ou la vénérable est bien auprès de Dieu et possède des pouvoirs d’intercession auprès de Lui. La béatification a pour but de proposer aux chrétiens un modèle de sainteté. A ce stade, le modèle est proposé officiellement dans le diocèse d’origine du bienheureux et, si c’est le cas, dans la famille religieuse qu’il a fondée. Depuis septembre 2005, les béatifications ont lieu non plus à Rome, mais dans le diocèse d’origine du (de la) futur(e) bienheureux(se).

Adèle a été reconnue bienheureuse par le Pape François le 4 mai 2017, suite à une guérison survenue il y a 20 ans.

Après la béatification, le dernier stade est franchi lorsqu’un nouveau miracle est obtenu par l’intercession du bienheureux. On procède alors à la canonisation, célébration qui se passe à Rome. Le saint est alors proposé à la vénération dans l’Eglise universelle et devient un modèle pour tous les chrétiens du monde.